La règle d’or, ce n’est pas dans la Constitution qu’il faut l’inscrire, c’est dans les actes

Qui peut en effet croire à la bonne foi d’un gouvernement et d’un Président de la République qui n’ont cessé de creuser les déficits par des baisses d’impôts financés par l’emprunt et qui, au même moment où il prône les vertus de la règle d’or, baisse les impôts des plus fortunés de deux milliards d’euros en juin en réformant l’ISF. La gauche ne tombera pas dans ce piège.

La règle d’or, ce n’est pas dans la Constitution qu’il faut l’inscrire, c’est dans les actes.  Une règle constitutionnelle n’est pas la bonne solution, parce qu’une règle rigide ne remplacera jamais la volonté politique. Nos voisins allemands en sont la meilleure preuve, eux qui, depuis les débuts de la République fédérale, sont soumis à une règle d’or constitutionnelle, mais qui, parce qu’ils ne la respectaient pas, ont été contraints de la modifier il y a deux ans.
 
La nouvelle règle d’or allemande, c’est avant tout un chemin vers la réduction des déficits, avec un objectif chiffré et une date butoir. C’est dans cette optique que François Hollande proposera, s’il est élu Président de la République en mai 2012, le vote immédiat d’une loi de programmation des finances publiques respectant nos objectifs européens de retour sous les 3% du PIB de déficit public d’ici 2013, et qui tracera la voie d’un retour à l’équilibre de nos finances publiques.
 
Aussi, le chemin proposé par François Hollande passe par :
 
-         La croissance, sans laquelle il n’est pas crédible de vouloir rétablir l’équilibre des comptes publics ;
-         La vertu budgétaire, dès le premier budget, parce qu’elle est indispensable pour montrer notre sérieux et pour rétablir la confiance ;
-         Une vraie réforme fiscale, qui garantisse aux Français une juste répartition des efforts.
 
C’est parce que François Hollande veut des actes concrets, validés par les Français, qu’il refusera, avec les autres élus de gauche, de voter la règle d’or de Nicolas Sarkozy.