Contribution Manuel Valls n°2

Manuel Valls

Pour une société du travail

Depuis plus de trente ans, nous vivons avec un chômage de masse dont notre pays n’arrive pas à se défaire. Il fait tant de dégâts parmi notre jeunesse qui peine à entrer sur le marché du travail, nos seniors qui ne parviennent plus à retrouver un emploi, toutes ces familles qui vivent dans l’angoisse du lendemain.

Je veux redonner confiance à mes concitoyens en allant vers une société du travail : une société qui crée des emplois, toujours plus d’emplois, une société aussi qui rémunère mieux le travail.

Une société qui crée des emplois, c’est une société où – après avoir agi pour la compétitivité de nos entreprises, après avoir amorcé la baisse du chômage – nous miserons sur la qualité des produits et services français. Je veux un Etat stratège qui soit au service de l’innovation, qui cible ses aides sur les secteurs d’avenir – le numérique, la transition énergétique –, qui investisse massivement dans la recherche pour que nous soyons toujours à la pointe. Qui accompagne aussi l’émergence de nouveaux métiers. Chaque Français doit pouvoir accéder à au moins une nouvelle qualification tous les dix ans.

Nos compatriotes ont cette capacité, ce talent, cette envie de réussir … Il faut encourager cet élan, accompagner ceux qui prennent des initiatives, des risques, faire de la France un pays d’entrepreneurs. Je propose ainsi que tout créateur d’entreprise ait droit à un prêt de l’État à taux zéro, sans remboursement les premières années. Je veux également soutenir nos PME en leur réservant une part de nos marchés publics, faire du développement de nos start-ups une priorité stratégique de la Banque publique d’investissement.

Et parce que nos entreprises ont besoin de stabilité, de visibilité, parce qu’elles ne peuvent pas prendre de décision les engageant sur le long terme – un investissement, une embauche – si les règles changent tout le temps, nous définirons dès le début du quinquennat les grandes orientations fiscales pour les cinq années à venir.

Une société du travail, c’est enfin une société où ceux qui travaillent dur s’en sortent mieux. Je veux poursuivre la baisse d’impôt sur le revenu pour les classes moyennes et populaires. Je veux également revaloriser la prime d’activité, que nous avons créée et qui complète le salaire de ceux gagnant moins de 1 500 euros par mois. Je veux enfin, maintenant que nous avons retrouvé des marges de manœuvre budgétaires, défiscaliser les heures supplémentaires, c’est-à-dire augmenter directement le salaire net des travailleurs en exemptant ces heures de cotisations sociales, et ne pas les soumettre à l’impôt sur le revenu.

Voilà la société du travail que je veux porter : une société qui crée des opportunités autant qu’elle encourage, qui libère l’audace, l’inventivité et l’énergie de tous … qui permet en un mot aux Français de reprendre leur destin en main.

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