Message de Manuel Valls aux Français de l’étranger

Manuel Valls

Mes chers compatriotes,

Je suis candidat à la Présidence de la République par amour immodéré pour mon pays et car j’ai l’expérience nécessaire pour assumer la plus haute fonction de l’Etat. La France, que j’ai choisie, qui m’a ouvert les bras en m’accordant la nationalité française alors que j’avais vingt ans, m’a toujours fait rêver, car elle est bien plus qu’une nation. Elle est une langue, une culture, un esprit, une lumière.

Vous qui résidez à l’étranger, qui y travaillez, qui y élevez vos enfants, vous qui êtes Français établis hors de France de longue date ou depuis peu, vous qui êtes souvent binational, vous portez la fierté de la France, vous êtes attachés à faire vivre et à transmettre votre citoyenneté française hors de nos frontières; vous savez aussi à quel point être Français c’est se reconnaître dans les valeurs universelles de la République, c’est refuser le repli et l’isolement. Vous avez tous été marqués par les témoignages universels d’amitié et de soutien reçus lors des attentats de 2015 et de 2016.

J’ai eu l’occasion de le dire devant vos élus de l’Assemblée des Français de l’étranger dès septembre 2011, « être Français, c’est pouvoir revendiquer selon son libre choix, une ou plusieurs des multiples cultures qui constituent nos identités. (…) Je suis convaincu que ceux qui ont la double nationalité, ceux qui vivent en France, ceux qui vivent à l’étranger, sont une force, un enrichissement, par le lien qu’ils établissent avec les pays d’origine ou par le rôle qu’ils jouent sur les plans économique, social ou culturel, dans les pays où vous résidez. »

Nous pouvons regarder avec fierté ce que notre gouvernement a entrepris depuis 2012 pour les Français de l’étranger, pour la scolarisation de nos enfants dans le formidable réseau des écoles françaises de l’étranger et pour l’accès à une éducation de qualité en français; pour le développement de notre action culturelle, pour les succès de notre diplomatie économique grâce à une nouvelle organisation de l’Etat et à une stratégie plus dynamique pour le commerce extérieur, pour faire vivre la francophonie, pour moderniser et simplifier les services consulaires, pour renforcer la démocratie de proximité avec la création des conseillers consulaires.

Comme Premier ministre, j’ai eu aussi à cœur de mettre votre sécurité, celle de nos écoles à l’étranger, de nos centres culturels, de nos emprises publiques au centre de nos priorités. La République a le même devoir à votre égard qu’à l’égard de nos compatriotes de France : vous protéger face à la gravité des menaces.

En me faisant confiance, vous savez que ce qui a été conduit ces dernières années sera amplifié. Vous n’êtes pas une communauté à part; vous êtes le visage de la France à l’étranger. Je prolongerai donc mon projet pour la France au profit de nos compatriotes hors de France. Je déclinerai pour notre réseau éducatif de l’étranger ma vision de la « Nation éducative » avec des moyens renforcés; mon engagement pour la culture trouvera aussi sa traduction dans nos politiques de coopération culturelle et de développement du numérique; mon attachement à la proximité des services publics se concrétisera dans la poursuite des efforts d’accessibilité administrative.

Et bien entendu, votre sécurité, votre protection mobiliseront tous les moyens qui seront nécessaires.

Vous qui vivez la France depuis l’étranger, vous pouvez comparer mieux que quiconque ce que sont nos forces, nos atouts, mais aussi nos potentiels sous-exploités. Vous savez quels sont les bouleversements du monde et les défis que notre pays doit être capable de relever pour tenir son rang et continuer à peser.

Rien n’est écrit ! Face à un candidat de la droite qui met en danger notre modèle social, face à une candidate d’extrême-droite qui met en péril notre modèle républicain et au delà l’image même de notre pays, je veux faire gagner la gauche. Je crois que notre pays, avec optimisme, avec espoir, avec volontarisme, doit poursuivre son chemin vers le redressement et vers le progrès.

Depuis 2012, avec François Hollande, nous avons transformé et modernisé la France. Il faut aller plus loin, tout en continuant à maîtriser nos finances publiques. Je veux une société du travail : ma priorité est la lutte contre le chômage.

Je veux une République forte et une France juste dans une Europe refondée et souveraine. La France est et doit rester une nation ambitieuse et déterminée sur les grands enjeux mondiaux de notre siècle : la lutte contre le terrorisme, le combat écologique pour la planète, la maîtrise de la mondialisation économique et migratoire, l’Afrique comme nouvelle frontière de la France et de l’Europe.

J’ai un projet. J’ai l’énergie pour présider notre pays. Je veux vous donner, à vous mes compatriotes qui avez choisi de vivre à l’étranger, la possibilité d’être et de vous sentir pleinement français.

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