Outre-Manche, Metro Bank a été victime d’une fausse rumeur sur WhatsApp, annonçant sa faillite. Ces fake news empoisonnent la messagerie instantanée, qui s’efforce donc... Fausse rumeur sur WhatsApp : Metro Bank au ralenti

Outre-Manche, Metro Bank a été victime d’une fausse rumeur sur WhatsApp, annonçant sa faillite. Ces fake news empoisonnent la messagerie instantanée, qui s’efforce donc d’y répondre. Toutefois, la banque n’était pas exempte de reproches, ce qui a facilité un mouvement de panique. Depuis, elle peine à rassurer.

What happened on WhatsApp ?

Pratique et populaire, le réseau de messagerie cryptée aux 1,5 milliard d’utilisateurs peut aussi avoir sa part d’ombre. Ainsi, la semaine dernière, une fausse rumeur sur WhatsApp s’est propagée : Metro Bank était en faillite ! Et si ses clients ne venaient pas récupérer leur argent placé sur leur compte et dans leurs coffres-forts avant la fermeture des bureaux le samedi, les sommes seraient saisies par la banque. Conséquence ? Une quantité importante de clients a fait la queue dans les agences de la banque, qui ont dû les rassurer. Tout comme la direction de la banque, qui a clairement rejeté ces rumeurs, les qualifiant d’infondées.

WhatsApp, « paradis » des fake news

La fausse rumeur sur WhatsApp dont a été victime Metro Bank rejoint la longue liste des fake news diffusées sur cette messagerie. Avec des conséquences parfois tragiques. Ainsi, au Mexique et en Inde, des hommes ont été tués à cause d’une rumeur circulant sur la messagerie, les accusant à tort d’être des kidnappeurs d’enfants.

Face à ces dérives, WhatsApp a réagi. Désormais, afin de lutter contre la propagation de fausses informations, un message ne peut plus être transféré à plus de 5 personnes différentes (contre 20 personnes auparavant). Par ailleurs, un utilisateur peut maintenant refuser de recevoir des messages groupés.

Metro Bank pas exempte de reproches

Le terreau pour créer un mouvement de panique sur WhatsApp était néanmoins particulièrement fertile : fondée en 2010 sur les décombres de la crise financière de 2008, Metro Bank avait récemment fait parler d’elle. En mal. En janvier 2019, outre des résultats inférieurs aux prévisions, la banque avait annoncé ne pas avoir provisionné suffisamment de capital pour faire face à des risques, ne remplissant pas les obligations bancaires en vigueur. La sanction fut immédiate : le cours plongea autour des -40%.

Ironie du sort, lorsque la fausse rumeur se propagea sur WhatsApp, Metro Bank procédait à une levée de fonds de 400 millions d’euros. Le cours de l’action a perdu 3/4 de sa valeur depuis janvier.

Pourtant, cette jeune institution est la plus connue des « challenger banks« .  Ces banques Britanniques concurrencent les mastodontes que sont HSBC, Barclays, Lloyds et RBS . Ainsi, Metro Bank peut se targuer de compter pas moins de 1,7 million de clients.

Metro Bank dans la tourmente

Néanmoins, elle a accumulé les erreurs en peu de temps, en réalisant une mauvaise évaluation de toute une série de prêts immobiliers commerciaux et de prêts à l’achat. Par ricochet, cette mauvaise évaluation a conduit la banque à mal estimer les risques (motivant d’ailleurs la fameuse levée de fonds de 400 millions d’euros afin de compenser cette méprise).

Metro Bank a également perdu des clients majeurs à la suite de l’erreur comptable de janvier 2019.

Dans ces conditions, la fausse rumeur de WhatsApp pouvait plus facilement paniquer des clients déjà échaudés par les récentes déconvenues de leur banque.

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